Cécilia

Piquée d’amour et d’encre noire

À 31 ans, la belle Cécilia fait ses premiers pas en tant que comédienne et modèle. Si elle avoue une passion pour la photo à laquelle elle s’est essayée pendant ses études, c’est aujourd’hui de l’autre côté de l’objectif qu’elle révèle avec grâce sa jolie collection d’encre noire. Et si vous trouvez qu’il y a derrière ses tattoos une patte artistique commune, ce n’est pas un hasard. Celui qui partage sa vie n’est autre que son tatoueur fétiche dont elle est la muse, après avoir été le cobaye des débuts. Un joli mariage d’amour et d’encre !

Texte : Miss Marvel – Photos : Florence @florence_dmsy

« J’avais choisi une petite fleur de lotus, symbole de la patience, persuadée que cela me ferait devenir plus sage haha, et c’était une référence à la chanson de Radiohead “Lotus Flower”.

Cécilia

Pour son premier tattoo, Cécilia attend sagement la majorité, avec l’idée d’en faire un symbole de son passage à l’âge adulte. L’envie et la curiosité d’un tatouage étaient déjà là depuis quelques années, comme une petite voix dans sa tête :

« J’avais choisi une petite fleur de lotus, symbole de la patience, persuadée que cela me ferait devenir plus sage haha, et c’était une référence à la chanson de Radiohead “Lotus Flower”. Même si je n’avais pas dans l’idée de collectionner les tatouages, les idées de prochains tatouages ont très vite fusé dans ma tête pendant cette première séance. »

Cécilia a de suite aimé le geste, ce moment de complicité et d’intimité entre elle et la tatoueuse, et bien que la douleur ait été présente, cela ne l’empêcha pas de recommencer quelques temps plus tard.

Texte : Miss Marvel – Photos : Florence @florence_dmsy

« Mitch a commencé à tatouer quelques mois après le début de notre histoire et je l’ai toujours soutenu, j’étais son cobaye et j’aimais ça ! Un premier tattoo dans le cou, puis les doigts et ça ne s’est jamais arrêté ! « 

Cécilia

Une collection d’encre née d’une histoire d’amour

C’est dans les vignes, alors que Cécilia travaille comme saisonnière, qu’elle rencontre celui qui va devenir son mari et son tatoueur fétiche quelques années plus tard. S’ils se perdent de vue alors, ils se retrouvent sur les réseaux sociaux et ne se quittent plus depuis quatre ans :

« Mitch a commencé à tatouer quelques mois après le début de notre histoire et je l’ai toujours soutenu, j’étais son cobaye et j’aimais ça ! Un premier tattoo dans le cou, puis les doigts et ça ne s’est jamais arrêté ! Parfois, il me tatoue une fois par semaine si j’ai un projet qui me tient à cœur, puis on peut s’arrêter pendant des mois. »

Cécilia confie son corps à Mitch en toute confiance car elle aime son style et son travail, et elle le soutient dans ses projets comme l’ouverture de son shop London Touch Tattoo Workshop (parce que Monsieur est Anglais), à Istres.

Un style qui s’affirme avec le temps

Cécilia aime que ses tatouages s’harmonisent, qu’il y ait une unité graphique sur son corps, même si ils ne sont pas du même style :

« J’aime le style traditionnel avec de la fat line et des ombrages bien dark, mais j’aime aussi le floral. Je suis exigeante mais pas fermée en matière de style. Le dernier tatouage que Mitch m’a fait était une tasse héritée de ma grand-mère qu’il a redessiné à l’identique en y ajoutant spontanément un petit oiseau perché dessus pour me faire plaisir. Il connaît mes goûts et sait ce qui va me plaire. »

Côté inspiration, Cécilia se laisse porter par la vague de ce qu’elle vit, en cherchant plutôt aujourd’hui la beauté du dessin et l’esthétisme sur son corps plutôt que l’hommage à des personnes chères ou des événements comme elle a pu le faire il y a quelques années :

« Un jour j’ai regardé un documentaire sur les pieuvres et je suis tombée amoureuse de ce petit animal si beau et mystérieux à la fois, mais aussi si fragile et sensible, et je crois que je me suis identifiée à elle, alors j’ai voulu m’en faire tatouer une. »

« J’accepte plus mes formes, mes défauts, puisque certains de mes tattoos cachent ces défauts justement, pour laisser place à l’art.

Cécilia
Texte : Miss Marvel – Photos : Florence @florence_dmsy

Plus de tatouages pour plus d’assurance

Depuis que Cécilia est tatouée, elle se sent plus belle, aime plus son corps, le trouve plus beau, plus sexy et elle se sent elle-même, enfin complète. Comme si être tatouée la définissait entièrement, comme si c’était sa destinée :

« J’accepte plus mes formes, mes défauts, puisque certains de mes tattoos cachent ces défauts justement, pour laisser place à l’art. Je considère mon corps comme un book ambulant des œuvres de mon chéri, d’ailleurs je lui ai ramené beaucoup de clients grâce à mes tatouages qui plaisent à des personnes issues d’horizons très variés. ».

Dans les années qui viennent Cécilia souhaite continuer à habiller ses jambes de multiples petites pièces pour lesquelles l’inspiration vient au fil des jours : « Je n’ai pas de projets de grosses pièces parce que je ne supporte plus la douleur des longues séances. Je tire mon chapeau à celles et ceux qui se font encrer le dos entier ! »

Je veux devenir actrice, et même si je sais qu’il est possible de cacher les tatouages à l’image, je ne veux pas modifier le visage qui va, je l’espère, marquer les gens…

Cécilia

Grandie de ses erreurs passées

Comme beaucoup de jeunes tatoués, Cécilia avoue avoir commis quelques erreurs de jugement en matière de tatouage et de tatoueurs avant de rencontrer Mitch :

« Si je devais faire profiter un futur tatoué de mon expérience, je lui dirais de ne pas se précipiter et de bien réfléchir au projet, même pour un petit tattoo. Le cover n’est pas forcément la solution la plus esthétique ni la moins douloureuse ! J’adore mon full black mais il est là pour cacher des erreurs de précipitation ! Un beau tatouage se mérite, il faut être patient et sélectif, et pour obtenir un résultat de qualité il faut mettre le prix. »

De sages conseils qu’elle applique à elle-même, évitant les tatouages d’impulsion et se concentrant sur la qualité artistique de ses pièces. Et si Cécilia souhaite plus d’encre sur sa peau, elle sait déjà que son cou et son visage resteront vierges : « Je veux devenir actrice, et même si je sais qu’il est possible de cacher les tatouages à l’image, je ne veux pas modifier le visage qui va, je l’espère, marquer les gens… Et puis je suis devenue trop douillette pour envisager ne serait-ce qu’une aiguille sur mon visage ! »

Pour suivre les aventures de Cécilia, c’est par ici :
IG: @tallula.hanwell

Pour son amoureux Mitch, c’est par ici :

IG : @mitch_tattoo_

Shop : @london.touch.tattooworkshop


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